Louer un bien pour de courtes durées — via Airbnb, Booking ou en mode gîte — peut être une belle source de revenus. Mais avant d’accueillir vos premiers voyageurs, il faut absolument connaître les règles locales. En Wallonie, et donc dans toute la province de Liège, la législation a été renforcée ces dernières années. Voici un tour d’horizon clair et concret pour vous aider à démarrer sereinement.
📌 1. C’est quoi exactement un logement touristique ?
En Wallonie, un logement touristique, c’est tout simplement un endroit que vous mettez à disposition de visiteurs pour au moins une nuit, contre paiement. Peu importe que la réservation passe par une plateforme, un site perso ou un simple échange de mails.
Cela peut être :
- une maison entière,
- un appartement,
- un gîte,
- ou même des chambres individuelles.
L’administration ne considère pas ce type d’hébergement comme un logement résidentiel classique.
🏛️ 2. Le permis d’urbanisme : obligatoire depuis 2023
Depuis le 30 janvier 2023, toute création ou adaptation d’un logement touristique dans un bâtiment existant nécessite un permis d’urbanisme.
En clair : même si votre logement est déjà prêt, vous ne pouvez pas le louer légalement tant que vous n’avez pas reçu ce fameux permis.
Qui introduit la demande ?
Vous devez déposer votre dossier auprès de la commune où se trouve le bien (Liège, Verviers, Huy, Waremme, etc.). Le service urbanisme vous indiquera les documents à fournir et la procédure à suivre.
Y a-t-il des exceptions ?
Oui, quelques-unes. Par exemple :
- les hébergements chez l’habitant,
- intégrés dans la résidence principale,
- avec moins de 6 chambres.
Dans ces cas-là, il peut y avoir une dispense, mais il est toujours conseillé de vérifier auprès de la commune pour éviter les mauvaises surprises.
🧯 3. Les autres obligations à ne pas oublier
Le permis d’urbanisme n’est qu’une partie du puzzle. Vous devrez aussi respecter plusieurs règles liées à la sécurité et à l’exploitation du logement.
a) Sécurité et conformité
Avant d’ouvrir :
- des certificats de conformité (incendie, gaz, électricité) peuvent être exigés,
- des détecteurs de fumée doivent être installés,
- et le logement doit être globalement sûr pour les visiteurs.
Chaque commune peut avoir ses propres exigences, mais l’idée reste la même : garantir la sécurité des occupants.
b) Assurance
Il est vivement conseillé — et parfois obligatoire — d’avoir une assurance responsabilité civile spécifique pour l’activité touristique. Elle vous protège en cas de dégâts causés par les visiteurs ou d’incident dans le logement.
c) Règlements locaux
Certaines communes appliquent des taxes de séjour ou imposent des règles supplémentaires (bruit, stationnement, respect du voisinage…).
Fleron, par exemple, a déjà mis en place des dispositions particulières.
📂 4. Comment introduire votre demande : les étapes
Voici un petit guide pratique :
- Contactez votre administration communale (urbanisme/tourisme). C’est le meilleur point de départ.
- Rassemblez les documents nécessaires :
- plans du logement,
- certificats de conformité,
- attestation d’assurance,
- description du bien.
- Déposez votre dossier auprès du service urbanisme.
- Payez les frais liés à la demande (variables selon la commune).
- Attendez la décision officielle avant de commencer à louer.
💡 Important : n’accueillez aucun touriste avant d’avoir reçu l’accord écrit. Les sanctions peuvent être bien plus lourdes que les frais de dossier.
🧠 Conseils pour mettre toutes les chances de votre côté
Anticipez : certaines communes prennent plusieurs semaines pour traiter un dossier.
Soignez vos documents : photos claires, plans propres, descriptions précises… ça aide vraiment.
Parlez-en à vos voisins : un bon climat dès le départ évite les plaintes et les contrôles.
Gardez vos certificats à jour : sécurité, assurance, conformité.
Informez-vous sur les taxes de séjour : elles varient d’une commune à l’autre.
